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La soirée d'ouverture à ne pas rater... TEMPO LATINO à Vic Fezensac

jeudi 23 juillet, dans les arènes de Vic Fezensac pour TEMPO LATINO

jeudi 23 juillet, dans les arènes de Vic Fezensac pour TEMPO LATINO

LE PARRAIN

LE PARRAIN

Ernesto "Tito" Puentes
Ernesto "Tito" Puentes

C’est a CUBA qu’Ernesto Tito Puentes voit le jour en 1928, dans une famille de musiciens.

Dans ce pays où la musique est aussi présente qu’exubérante, le jeune Ernesto que l’on appelle le plus souvent « Tito » est tout de suite plongé dans un bain de sonorités cuivrées. Mais c’est entouré de ses deux oncles trompettistes qu’il va parfaire sa culture musicale, avec pour première trompette, un cornet bricolé.

Dans le Cuba des années 40, la musique est partout. Tito exerce ses talents et fait danser le peuple de Santiago de Cuba. Travaillant jusqu’à 16 heures par jour pendant deux ans pour répondre présent à la convocation du légendaire Arsenio Rodriguez (« l’aveugle merveilleux »), il enrichit son style de diverses influences.

Si Tito reste fier de ses racines cubaines, il s’intéresse également au jazz, se produit dans de nombreux clubs et multiplie les rencontres.
« Quand j’ai fait du jazz, mes compatriotes me disaient que je n’étais plus cubain, mais jazzman. Aujourd’hui on me dit salsero… Et je préfère le terme musique afro-cubaine plutôt que salsa qui me semble quelque peu impropre mais surtout qui est un terme inventé par les américains… […] Moi, je dis que je suis musicien. J’essaie d’intégrer dans ma musique des influences européennes et africaines… Ma musique est plurielle. »

Ernesto Tito Puentes quitte son pays natal pour une tournée d’un an qui doit se déployer en Europe, au Moyen Orient et au Liban, et débarque en France.

Le sort voulu que l’organisateur de cette tournée n’avait pas l’étoffe d’un producteur et dans la mesure où il n’avait pas non plus d’état d’âme, il oublia ses obligations en laissant les musiciens tous aussi désemparés que désargentés. Ces derniers choisirent de s’installer au hasard dans différents pays, en Allemagne, en Norvège, en Italie ou aux Etats-Unis.

Tito choisit la France, un peu par hasard car il n’en connaissait réellement que l’épisode de la Révolution française et les chansons de Charles Trenet…
Tito se fait un nom au sein des musiciens parisiens et rapidement, le Paris huppé s’éprend de ces rythmes chaloupés.
Et même avec l’arrivée dans les sixties de la bossa-nova, les musiciens cubains restent des références dans les formations françaises de variété.
Durant les années soixante-dix, Ernesto Tito Puentes enchaine les contrats avec Sylvie Vartan, Michel Delpech, Claude François, Eddy Mitchell ainsi que Joe Dassin, artiste pour lequel il garde encore aujourd’hui une affection toute particulière.

Il fait aussi partie de l’orchestre de l’Olympia, à l’époque où la salle de spectacle mettait un orchestre à la disposition des artistes qui venaient s’y produire, les temps ont bien changé…

En 1980, il fonde Los Salseros, un des tous premiers groupes salsa en France, et est heureux de l’intérêt que suscite en Europe depuis quelques années le « son », style caractéristique de son Oriente natal (à l’Est de Cuba). C’est 15 ans plus tard que le « son » prendra réellement son envol avec Compay Segundo et le Buena Vista Social Club.
Tito était ainsi devenu le trompettiste que le tout Paris musical s’arrachait pour les séances d’enregistrement mais aussi pour les concerts.
Pendant quelque temps, il fut le chef d’orchestre et l’arrangeur d’un énorme big band dans l’émission “Salut Manu” dont l’initiateur de l’émission n’était autre que Manu Dibango.
Manu Dibango et Tito, qui sont presque de la même génération se vouent encore aujourd’hui une admiration mutuelle qui se ressent dans une complicité évidente.

En 1995, Tito réunit des compagnons de route qu’il avait rencontré au gré des tournées pour créer son propre big band, un rêve qui lui trottait dans la tête depuis plusieurs années.

Une formation incroyable, composée de 20 musiciens issus de Cuba, du Venezuela ou de Colombie, se mélange à la fine fleur des musiciens français.
Un big band où Tito peut composer à son envie, jouer mais aussi offrir des tremplins à de jeunes musiciens et surtout prendre du plaisir à diriger une machine cuivrée soutenue par une rythmique implacable.

"Pourtant, ma musique n'est pas une "salsa", une sauce faite de tout et de rien. Ma musique, c'est mon pays, mes racines, les rythmes qui ont bercé mon enfance. Ma musique est afro-cubaine, tout simplement."
Ernesto "Tito" Puentes

Ibrahim Maalouf   est un musicien (trompettiste et pianiste), compositeur, notamment de musiques de films, arrangeur, producteur et professeur d'improvisation et de trompette français. Il est né le 5 novembre 1980 à Beyrouth (Liban)

l naît le 5 novembre 1980, en pleine guerre civile au Liban. À cause des bombardements, sa famille ne peut l'enregistrer à l'état civil avant le 5 décembre.

Sa famille fuit le Liban en raison de la guerre, et Ibrahim Maalouf grandit en banlieue parisienne avec ses deux parents et sa sœur Layla de deux ans plus âgée que lui. Il y fait ses études jusqu'à l'âge de 17 ans et obtient un baccalauréat général scientifique avec une spécialité mathématiques au lycée Geoffroy-Saint-Hilaire d'Étampes (Essonne).

Ibrahim Maalouf débute l'étude de la trompette à l'âge de sept ans avec son père Nassim Maalouf, ancien élève de Maurice André au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Son père lui enseigne ainsi la technique classique, le répertoire baroque, classique, moderne, contemporain et également la musique arabe classique et l'art de l'improvisation et des modes arabes. Son père a aussi mis au point une trompette à quatre pistons ("trompette microtonale"), dont le quatrième piston offre la possibilité de jouer les quarts de ton, essentiels à la musique arabe. Ainsi, Nassim fût son premier professeur, et Ibrahim a été formé simultanément aux musiques occidentales et arabes. Autre particularité, Ibrahim a commencé à jouer de la trompette piccolo très jeune. Dès l'âge de neuf ans, il accompagne son père en duo à travers l'Europe et le Moyen-Orient sur du répertoire baroque de Vivaldi, Purcell, Albinoni, etc. À quinze ans, Ibrahim se fait remarquer par les professionnels, lorsqu'en concert avec orchestre de chambre, il interprète le 2e concerto brandebourgeois de Bach, considéré par de nombreux trompettistes comme étant l'œuvre la plus difficile dans le répertoire pour trompette classique5. Quelques années plus tard, Ibrahim rencontre Maurice André et quelques autres musiciens qui l'encouragent à en faire son métier. En mars 2002, Ibrahim hésitant encore entre des études d'architecture et des études musicales décide alors de se consacrer définitivement à la musique.

Études et pédagogie
Ibrahim Maalouf entre alors sur concours au CNR de Paris dans la classe de Gérard Boulanger pour une formation de deux ans, où il obtient le Premier prix de trompette et le 1er prix de musique de chambre. Puis il entre sur concours au CNSM de Paris dans la classe d'Antoine Curé pour une formation musicale de trois ans, et y obtient le Diplôme d'Études Supérieures Musicales.

Pendant ces cinq années d'études, il se présente à de nombreux concours nationaux, européens et internationaux de trompette classique dans le but de découvrir le maximum de répertoire et développer sa technique et sa culture musicale. Ainsi entre 1999 et 2003, il est lauréat de quinze concours à travers le monde parmi lesquels le 1er prix du concours International de trompette de Hongrie à Pilisvörösvár en 2001, le 1er prix du National Trumpet Competition (Washington DC) en 2001 et le 2e prix (ex æquo) au Concours International de la ville de Paris Maurice-André en 2003. La fondation Cziffra et la Fondation Européenne de la Culture Pro-Europa parrainée par le prince du Danemark l'aident également beaucoup à démarrer sa carrière classique internationale.

Entre 2006 et 2013, Ibrahim Maalouf est professeur de trompette au CNR d'Aubervilliers-La Courneuve. Il a succédé au pédagogue André Presles. Il annonce sa démission en juin 2013 en raison, selon un post Facebook, d'un décalage profond entre sa vision de l'enseignement de la musique classique dans un conservatoire et celle pratiquée par la direction. La même année, il crée une toute nouvelle classe d'improvisation uniquement destinée aux étudiants de musique classique, au sein du Pôle Supérieur d'Enseignement de Paris - Boulogne.

Entre 2002 et 2012, il est régulièrement invité pour donner des master classes et récitals en France et dans le monde, notamment aux États-Unis où crée un jumelage avec l'Université d'État du Kansas qui s'interrompt lors de sa démission du CNR d'Aubervilliers-La Courneuve. Ibrahim est également, pendant plusieurs années, invité pour représenter la France lors de la conférence d'ITG (International Trumpet Guild) qui réunit tous les ans les trompettistes du monde entier pour des concerts et master classes.

L'engagement d'Ibrahim dans le domaine de l'improvisation prend de plus en plus de place dans l'ensemble de son travail. Que ce soit au niveau pédagogique, comme au niveau de ses compositions.

Compositeur
Ibrahim Maalouf compose depuis 1998 pour différentes formations classiques. Ses œuvres pour trompette et orchestre, pour orchestres seuls ou divers ensembles sont régulièrement créées ou jouées, dans de nombreux festivals français tels que le Printemps de Bourges ou le festival de Saint-Denis, le Festival d'Île-de-France notamment en 2012 la pièce "Point 33" créée avec l'Orchestre philharmonique de Radio France et la Maîtrise de Radio France. Plus récemment "PARACHUTE" qui sera créée avec l'Orchestre Symphonique de Bretagne en 2015 et où pour la première fois, un orchestre dans son ensemble doit improviser.

 https://www.youtube.com/watch?v=XG9gqwiJeDo

Ibrahim Maalouf compose également dans un style moins classique depuis son plus jeune âge. Son premier groupe, "Farah", avait une couleur "jazz oriental" assez prononcée puisqu'il était accompagné d'un saxophone, un ney, une flûte traversière, un piano, une contrebasse, une guitare, un buzuq, et de percussions arabes. Un enregistrement de concert de ce groupe a été diffusé sur des chaînes musicales entre 2004 et 2005. Le groupe fera des essais studios, mais il n'y aura pas d'album.

Durant ses études au CNSM de Paris, Ibrahim va aussi souvent écouter les cours de jazz que les cours de trompette classique. Sa formation autodidacte en jazz a été principalement construite à partir d'expériences en big band et en groupes divers auxquels il participe. Il joue ainsi assez régulièrement dans les clubs de jazz parisiens, mais change très souvent de formation à la recherche du son qui l'intéresse.

En 2000, il rencontre le producteur Marc-Antoine Moreau qui le présente au violoncelliste Vincent Ségal. C'est le début d'une longue série de rencontres. Ibrahim Maalouf se produit entre 2000 et 2007 avec de nombreux chanteurs et musiciens mondialement connus, et continue ainsi à découvrir le métier, tout en recherchant sa propre sonorité. En 2004, sa rencontre avec Lhasa de Sela est une révélation.

Ses collaborations avec des chanteurs de pop et de rock lui font découvrir d'autres couleurs que le jazz, que le classique ou la musique arabe. C'est peu à peu qu'Ibrahim redirige ses compositions vers un univers plus actuel. En 2006, après de nombreuses tentatives et essais musicaux il rencontre Alejandra Norambuena Skira (du Fonds d'action Sacem) qui le présente au producteur Jean-Louis Perrier. Ce dernier l'aide à monter le groupe avec lequel il jouera en concert le 12 février 2006 au New Morning de Paris, concert qui l'installera définitivement sur la scène Jazz Française.

Ses concerts sont généralement construits autour de musiques entraînantes, donnant envie de danser. Mais il y a toujours une petite partie de ces concerts plus méditative, plus mystique, aux accents mélancoliques, qu'il aime comparer à des « prières collectives universelles ».

Il compose également pour le cinéma. Le réalisateur Jalil Lespert fait appel à lui en 2013 pour le biopic sur Yves Saint Laurent "YSL". La même année, Kim Chapiron lui demande de nourrir certains passage de "La Crème de la Crème". La réalisatrice Iranienne Sepideh Farsi lui demande d'habiller "Red Rose" en 2014. Et de nombreuses collaborations actuelles porteront leurs fruits dans les mois qui viennent.

En 2013, Ibrahim Maalouf compose également la quasi totalité de l'album Funambule de Grand Corps Malade, et réalise l'ensemble de l'album. Il réalise et produit également sur son label Mi'ster l'album de la chanteuse Suédoise Isabel Sörling "Something came with the sun" .

 

Mi’ster Productions                                                                  

 

 est le label qu’Ibrahim a monté en 2006 pour produire ses albums. Depuis 2009, Ibrahim souhaite l’ouvrir à d’autres projets qui lui tiennent à coeur. En 2011 l’album « Something Came With the Sun » de la chanteuse suédoise Isabel Sörling sort sur ce label.

Mi’ster Productions c’est également une maison d’éditions et un organisateur de concerts. Récemment, en collaboration avec le salon de la musique MUSICORA, une improvisation musicale géante de 2400 participants a été organisée au 104 à Paris.

Mi’ster Productions est un label distribué par Harmonia Mundi  

2007 : Diasporas (Mi'ster Productions)
2009 : Diachronism (Mi'ster Productions)
2011 : Diagnostic (Mi'ster Productions)
2012 : Wind (Mi'ster Productions)
2013 : Illusions (Mi'ster Productions)
2014 : Au Pays d'Alice (Mi'ster Productions)

2015 : Red & Black Light (Mi'ster Productions)
2015 : Kalthoum (Mi'ster Productions)

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